Qu’à cela ne tienne !
Qu’à cela ne tienne !
C’est bien d’applaudir ce qui se passe. C’est bien de crier que le roi est très
intelligent. C’est bien de célébrer une victoire qui vaut moins qu’une défaite.
Qu’à cela ne tienne !
Mais il me plait vous dire trois choses.
Primo : aucun de
vous ne sera plus jamais proche du roi que du monstre qui croupit en prison.
Hier, des amis plus proches que vous ; aujourd’hui, des ennemis. Si vous pensez
que le louanger vous mettra à l’abri dans un futur aux mille inconnues dont il
est le seul détenteur, vous vous trompez lourdement. Tel qu’il assène les coups
aux autres et que vous en êtes fiers, tel il vous en donnera à cœur joie, et
d’autres imbéciles, comme vous aujourd’hui, en riront en attendant leur tour. Idiotie.
Secundo : fuyez avec
la plus grande vigueur ceux qui pensent tout savoir et avoir toujours raison.
Ce sont aussi des terroristes à la seule différence qu’ils ne brandissent pas
le Coran. Que ce soit en famille, en amitié, au travail, etc., dès que vous
remarquez ce type de personne, fuyez-les. Ils sont toxiques pour vous comme
pour eux-mêmes.
Tertio : notre
royaume ne se plaignait pas de l’inexistence d’un poste de vice-roi, mais vous
l’avez créé pour votre gloire. Des années après, on est en droit de se poser la
question de savoir ce à quoi le vice-roi sert. Entre nous, à quoi a réellement
servi notre vice-roi ?
Notre royaume s’est toujours bien porté et ne souffrait pas de ce vide imaginaire,
qui vient remettre en cause les fondamentaux de la démocratie, que vous venez,
avec un timing parfait, combler artificiellement. Mais nous prenons bonne note,
car votre parole, ou plutôt votre volonté, fait désormais office de loi. Votre
parole est au-dessus du peuple qui vous a élu.
Qu’à cela ne tienne !
Faites tout ce que vous voulez, tant que vous en avez la force et que vous avez
réussi à soumettre tout le monde.
Malgré les
leçons que nous enseigne l’histoire sur les chutes des rois qui ont osé se
prendre pour des dieux, les hommes brillent toujours par leur capacité à
répéter les mêmes erreurs, pour finalement connaître les mêmes chutes.
Faites-vous plaisir.
Qu’à cela ne tienne !
Alexandre ATACHI
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