Un mal pour un bien, un bien pour un mal
Parfois, seule la politique est capable de produire certains paradoxes. Un président, produit d’un système, successeur désigné d’un pouvoir sortant, celui dont l’élection avait suscité de nombreuses interrogations dans l’opinion, peut-il finalement devenir celui qui conquiert les cœurs ? La question mérite aujourd’hui d’être posée. Romuald Wadagni est arrivé au pouvoir dans un contexte politique particulier. Son accession à la magistrature suprême ne peut être dissociée de l’héritage de Patrice Talon, qui l’avait choisi comme son dauphin. La présidentielle d’avril 2026, remportée avec plus de 94 % des suffrages, s’est déroulée dans un paysage électoral où le principal parti d’opposition n’a pas été en mesure de présenter de candidat. Pour une partie de l’opinion, le nouveau président était donc déjà « fabriqué » avant même d’être élu. Mais la politique réserve parfois des surprises. Le président qu’on n’attendait pas Au départ, beaucoup regardaient Romuald Wadagni à travers son p...