Quand le consensus tombe sur le gendre et comptable du roi, mieux vaut en rire

Depuis quelques jours, la nouvelle est tombée : nous connaissons déjà le candidat de la mouvance pour les jeux ‘’olympiques’’ de 2026. Pour ma part, j’ai choisi d’adopter une posture de sceptique, en toute responsabilité. J’ai encore en mémoire ce que fit OUATTARA en 2020 : après avoir désigné un dauphin, il trouva un « moyen fiolifique » d’être toujours en poste aujourd’hui, 2 septembre 2026. Je ne dis pas que la même chose se reproduira dans notre royaume, mais ma prudence m’impose cette posture. Bonne chance donc au candidat et à tous. Avant d’entrer dans le vif de l’analyse sur la candidature du gendre du roi, une précision s’impose : on ne devient pas roi par fraude ou par sa propre force. On devient roi quand c’est son destin. Ceci étant, je pense, et chacun le sait, que : Primo : le système partisan a toujours été un leurre, tout comme la « rupture », qui n’est qu’un ramassis de mensonges et de ruse. C’est avec effroi que j’ai entendu le président de l’un des partis avouer, toute honte bue, que le candidat n’avait jamais milité dans aucun des partis qui l’ont porté. Pure bêtise. Secundo : le fameux « consensus » tombe, curieusement, sur le gendre et comptable du roi. Ne me dites pas que ce n’est pas une drôle de coïncidence ! Pendant ce temps, d’autres auront fait le tour du royaume pour rien. Et, pour couronner le tout, les instructions sont claires : les messages de soutien doivent pleuvoir de toutes parts. C’est la compétition : qui va oser se négliger ? Moi-même, je le ferai incessamment. Rires. Tertio : la posture des organes de presse. On dirait des agences de communication officielles du royaume. Franchement, avec les influenceurs internationaux recrutés, ils ont fait un travail remarquable. Le produit a été si bien vendu que je l’ai presque confondu à un ange descendu du ciel. Un vrai travail de professionnels. Heureusement, nous, sujets du royaume, connaissons bien l’homme. À un moment, je suis revenu à l’évidence. Bravo à eux, tout de même. J’imagine déjà les milliards qui seront injectés dans cette communication. À toutes fins utiles, je peux communiquer mon numéro MoMo. (Rires.) À tout point de vue, ce choix reste très risqué pour la mouvance. L’opposition, elle, a devant elle un boulevard pour s’imposer. Mais la vraie question demeure : avec les dissensions déjà visibles et les multiples ambitions présidentielles, saura-t-elle relever le pari de la constance et de l’unité ? Wait and see ! Alexandre ATACHI Écrivain engagé, auteur du roman politique Les chaînes du pouvoir, paru aux Éditions L’Harmattan

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