Le profil idéal du duo de l’opposition
L’un des moments clés de la campagne électorale de 2016 fut le débat de l’entre-deux-tours. C’est à ce moment précis que TALON a asséné à la mouvance présidentielle portée par ZINSOU le coup de grâce. Même si, dans les faits, il a été pire que YAYI dans bien des secteurs, il a su stratégiquement démontrer que son adversaire ne connaissait pas le pays. Lui, en revanche, a montré qu’il le connaissait bien et qu’il pouvait avoir des solutions aux problèmes.
Aujourd’hui, le duo de la mouvance est connu. Financier de renom, le ministre d’État WADAGNI sera accompagné de l’actuelle vice-présidente TALATA.
Le choix est risqué, mais il est qualitatif : l’électorat des jeunes, des femmes et du Nord-Bénin est clairement visé.
En face, l’opposition doit faire très attention. Dans la perspective d’un nouveau débat de l’entre-deux-tours, le candidat de l’opposition, qui doit être idéalement un jeune, doit pouvoir faire le poids. Et dans le lot, j’ai deux jeunes en tête que je refuse de nommer. Je note qu’aucun de ces deux n’a encore occupé de poste électif au Bénin. Mais l’un d’eux est connu depuis longtemps : il est toujours resté droit dans ses bottes, logique et présent sur toutes les questions sensibles. Le second, lui, de l’Ouémé, est apparu récemment mais travaille inlassablement sur le terrain et reste de façon permanente aux côtés des populations.
Éric HOUNDETE veut être candidat, et il l’a toujours voulu. Mais son problème, c’est qu’il n’a pas cet aura. Or, certains hommes l’ont. Je pense par exemple à Luc Sètondji ATROKPO. S’il avait été le candidat de la mouvance, j’aurais recommandé à l’opposition de laisser tomber, car LSA n’échoue à aucune élection. Mais la mouvance a préféré un choix risqué et osé, qui peut facilement la faire perdre. C’est une chance pour l’opposition, qui doit vraiment réfléchir à faire un choix fort.
Pour ce qui est du poste de vice-présidente, il est souhaitable que ce soit également une femme. Et dans le lot, je ne vois qu’une seule qui mérite d’être citée : Célestine ZANNOU. Cette dame, qui ne marchande pas son intégrité, est capable de tenir tête à WADAGNI dans un débat de l’entre-deux-tours.
Il est évident que ce choix est un véritable casse-tête pour YAYI actuellement. Espérons qu’il ait la lucidité de faire le bon choix et de ne surtout pas mettre son fils Chabi sur la liste.
Wait and see !
Alexandre ATACHI Écrivain engagé, auteur du roman politique Les chaînes du pouvoir, paru aux Éditions L’Harmattan

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