Sous ce soleil, rien ne résiste au temps.

 

 


Après avoir pris mon temps pour suivre l’émission du ministre conseiller Janvier YAHOUEDEHOU, j’en suis arrivé à la conclusion suivante : sa posture et ses propos traduisent moins une mission de conseil au chef de l’État qu’une volonté systématique de jeter du discrédit sur l’ancien président Boni YAYI, aujourd’hui à la tête du parti Les Démocrates. Auréolé par sa récente nomination, il multiplie, comme ses pairs, les sorties médiatiques, mais au lieu de parler des enjeux actuels et des défis auxquels le pays est confronté, il s’enlise dans des attaques personnelles et des rappels polémiques.

 

Un ministre conseiller devrait incarner la hauteur de vue, la pondération et la vision stratégique. Or, l’impression laissée est celle d’un rôle taillé pour répondre à l’opposition et mener la polémique à sa place, comme si l’on nommait des conseillers pour “jouer les sales rôles”. Ce choix de communication réduit l’image de l’institution et détourne l’attention des vraies priorités nationales.

 

En s’acharnant à vouloir tout justifier dans le présent et tout cacher des zones d’ombre, on oublie que rien ne résiste au temps. L’histoire retiendra que, si les dérives financières reprochées à l’ère YAYI étaient réelles, il n’est pas exclu que l’après-Talon en révèle de plus grandes encore, car aujourd’hui tout semble calibré pour expliquer, excuser ou dissimuler. Mais le temps, lui, ne pardonne pas : il finit toujours par éclairer ce que l’on tente de tenir dans l’ombre.

 Alexandre ATACHI

Écrivain engagé, auteur du roman politique Les chaînes du pouvoir, paru aux Éditions L’Harmattan

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Dah Djomanmousso, le chercheur qui veut démystifier la sorcellerie

Dah Djomanmousso signe son entrée dans l’univers littéraire avec La sorcellerie, vecteur de la science (L’ouvrage est préfacé par le professeur Babou Niang)

Réarmer les consciences : l'appel de Laurent Jimaja pour un modèle de développement endogène et inclusif