Sous ce soleil, rien ne résiste au temps.
Après avoir
pris mon temps pour suivre l’émission du ministre conseiller Janvier
YAHOUEDEHOU, j’en suis arrivé à la conclusion suivante : sa posture et ses
propos traduisent moins une mission de conseil au chef de l’État qu’une volonté
systématique de jeter du discrédit sur l’ancien président Boni YAYI,
aujourd’hui à la tête du parti Les Démocrates. Auréolé par sa récente
nomination, il multiplie, comme ses pairs, les sorties médiatiques, mais au lieu de parler des
enjeux actuels et des défis auxquels le pays est confronté, il s’enlise dans
des attaques personnelles et des rappels polémiques.
Un ministre
conseiller devrait incarner la hauteur de vue, la pondération et la vision
stratégique. Or, l’impression laissée est celle d’un rôle taillé pour répondre
à l’opposition et mener la polémique à sa place, comme si l’on nommait des
conseillers pour “jouer les sales rôles”. Ce choix de communication réduit
l’image de l’institution et détourne l’attention des vraies priorités
nationales.
En
s’acharnant à vouloir tout justifier dans le présent et tout cacher des zones
d’ombre, on oublie que rien ne résiste au temps. L’histoire retiendra que, si
les dérives financières reprochées à l’ère YAYI étaient réelles, il n’est pas
exclu que l’après-Talon en révèle de plus grandes encore, car aujourd’hui tout
semble calibré pour expliquer, excuser ou dissimuler. Mais le temps, lui, ne
pardonne pas : il finit toujours par éclairer ce que l’on tente de tenir dans
l’ombre.

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