Les hommes s’entendent toujours pour détruire, rarement, sinon jamais, pour construire.
Cette
vérité, je l’ai pleinement comprise lorsque Patrice AVIMANDJENON a été destitué
de son poste de maire de la commune de Djidja, le 14 novembre 2016. Devenu
maire en 2008 grâce à un coup de génie de Lazare SEHOUETO (Icône), il était
pourtant le seul conseiller issu de l’Union fait la Nation. Malgré cela, il a
su résister à toutes les tentatives de déstabilisation durant son premier
mandat.
Ironiquement,
c’est pendant son second mandat, alors que son parti était devenu majoritaire,
que tout s’est écroulé. Patrice avait tout tenté. Son parti aussi. Mais il est
tombé. Ce qui lui était reproché, c’était une gestion opaque, corruption etc.
vous connaissez la liste. Il était devenu, pas forcément à raison, l’homme à
abattre. Et pour cela, il fallait s’unir. Plus de divisions, plus de querelles
d’intérêts ou d’égo : tout le monde était d’accord. Même le préfet KOUTHON,
paix à son âme, avait mené plusieurs missions de médiation sans succès.
Mais le plus
drôle, c’est ce qui s’est passé après sa chute. Il fallait un remplaçant. Et
soudain, tout le monde était devenu ‘’mairable’’. Tous, sans exception, se
croyaient taillés pour le poste. Les élections furent sans cesse reportées. Il
fallut des mois de tractations pour que le parti trouve enfin une sortie :
Théophile DAKO fut désigné maire, et conduisit les affaires de la commune
jusqu’en 2020.
À un autre
niveau, nous avons tous assisté à l’épisode TALON-AJAVON. En 2016, ils étaient
inséparables. Aujourd’hui, qu’AJAVON se hasarde à atterrir à Abidjan, et il se
retrouve à Ouidah, auprès de l’autre. Je n’ai pas dit le nom de quelqu’un.
OUATTARA et SORO
? Eux aussi ont fini par rompre.
TRUMP et MUSK ? On a tous vu ce que ça a donné.
La leçon est
claire : ce n’est pas le propre des noirs. Il s’agit d’une vérité universelle.
Quant au duo
FAYE-SONKO, je veux bien croire qu’ils seront l’exception qui confirme la
règle. Mais, à vrai dire, les signes de division commencent déjà à se faire
voir.
Alexandre ATACHI
Écrivain engagé, auteur du roman politique Les chaînes du
pouvoir, paru aux Éditions L’Harmattan

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