Ce week-end, j’ai décidé de donner deux conseils à la mouvance : Primo : attaquer sans cesse YAYI est une erreur stratégique. S’il y a un acteur politique que je commence à apprécier, en dehors de l’éternel SEHOUETO, c’est bien Bertin KOOVI. C’est un stratège politique, incompris mais toujours fidèle à lui-même. Qu’on se souvienne qu’en 2016, c’est YAYI qui avait, indirectement, fait campagne pour TALON. Bien avant cette échéance, juste après leur rupture, YAYI et ses proches multipliaient les sorties en ne parlant que de TALON et de sa ruse. YAYI était même allé jusqu’à déclarer que la fortune de TALON pouvait nourrir tout le Bénin. Ayant entendu cela et bien d’autres choses encore, les Béninois ont cru qu’en le choisissant, ils allaient enfin manger à leur faim. Résultat : TALON est élu, mais le peuple s’est retrouvé contraint de serrer la ceinture. Tout ce qui brille n’est pas or. Toutes choses étant égales par ailleurs, en 2026, la même erreur se reproduira si la mouvance continue de parler de YAYI et de l’insulter. TALON en est conscient : il évite le sujet ou prend le contre-pied lorsqu’on l’interroge sur YAYI, comme l’a montré sa réponse lors de sa rencontre avec les jeunes. Mais celui qu’on dit être un génie, et qui ne s’entoure que de génies, n’a pas toujours bien choisi ses hommes en amenant dans sa cour des loups comme YAHOUEDEHOU, GBADAMASSI, MEDEGAN et consorts. Parmi tous les ministres-conseillers, apparemment nommés pour jouer les sales rôles, seul le jeune AYIBATIN s’en sort avec brio (je veux bien lui prendre une bière). Il a parcouru tout le Bénin pour convaincre sur la loi relative à la chefferie, et c’est exactement ce qu’on attend d’eux, pas des incantations du type : « J’ai failli arrêter YAYI ». Quelle bêtise ! Il faut défendre votre mandat et occuper le terrain. En cela, je félicite la jeunesse UPR du Zou, qui abat un travail titanesque. Secundo : le piège de l’oiseau rare. Il y a environ deux ans, j’ai écrit sur un homme politique, membre fondateur de l’UPR, que je considère comme porteur d’un destin présidentiel et comme le meilleur atout pour la mouvance en 2026. À l’époque, sa cellule de communication a pondu un chiffon pour interdire qu’on écrive sur lui. Pourtant, personne ne lui a demandé d’être une personnalité publique, et je peux écrire sur qui je veux sans demander l’avis de quiconque. Mais aujourd’hui, pour des raisons personnelles, je ne le ferai pas. En 2016, la mouvance aurait pu remporter les élections si un homme comme ABIOLA avait été candidat. Mais on a préféré miser sur un oiseau rare, aussi rare par la taille que par l’envergure politique. Résultat : TALON a pris le pouvoir. Si la mouvance actuelle ne fait pas un bon casting, peu importe ses efforts, son candidat ne passera pas. Un homme comme DJOGBENOU conduira la mouvance droit dans le décor, car il confond sans cesse discours politique et cours magistral de droit. Un homme comme WADAGNI ne pèse politiquement rien, si ce n’est dans son propre imaginaire. J’ai dit. Bon week-end à tous Alexandre ATACHI Écrivain engagé, auteur du roman politique Les chaînes du pouvoir, paru aux Éditions L’Harmattan

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