Kemi Seba ou Candide Azannaï ?


C’est connu de tous que je suis hostile à la politique de Patrice Talon, et je n’ai raté aucune occasion de le montrer, mais jamais dans l’injure. On peut ne pas aimer un chef d’État et avoir toute la liberté de le dire, mais on ne peut jamais l’insulter.

Quand j’ai commencé à suivre Kemi Seba il y a quelques années, j’ai pris le temps d’étudier l’histoire des figures du panafricanisme afin de comprendre leurs stratégies. Je me suis alors rendu compte que Kemi en est tout le contraire, tant il manque de politesse, de diplomatie et fait preuve d’arrogance.

J’ai donc cherché à qualifier son profil, et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il est un influenceur VIP. Cela n’a pas d’autre nom. C'est un influenceur qui bénéficie d’une certaine popularité et qui la monétise auprès du plus offrant.

Pour m’en convaincre, j’ai pris le temps d’étudier Nathalie Yamb, la dame de Sotchi. La différence est frappante : pédagogue et stratège, elle donne envie d’être suivie et, dans un calme remarquable, elle combat l’impérialisme dans son sens le plus profond. Contrairement à un certain Kemi, souvent dans la vocifération, elle adopte une démarche qui inspire le respect et suscite la crainte chez ses adversaires.

C’est d’ailleurs dans ce contexte que j’ai répondu à un ami qui me demandait si Kemi n’était pas plus influent que Candide Azannaï.

Ma réponse a été sans ambages : Azannaï est une école. D’ailleurs, il a été le seul à prévoir le chaos que nous observons au Bénin avec la révision de la constitution et la création du Sénat. En liberté, il aurait sans doute perturbé la tenue des élections de façade que nous avons connues récemment. C’est pour cela qu’il a été privé de sa liberté. Sans aucun doute, il sera relâché par le prochain président, l’objectif ayant été atteint.


Pour en revenir à Kemi, quelle que soit l’issue de la procédure en cours en Afrique du Sud, je pense qu’il est devenu un danger pour lui-même. Son jeu d’intérêts, dissimulé derrière le panafricanisme, risque de lui être fatal.


À l’intelligent, peu de mots.


Alexandre Atachi

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