Diplomatie coutumière et royauté traditionnelle : naissance de l’Alliance Monarchiste Indigène Mondiale
Diplomatie coutumière et royauté traditionnelle : naissance de l’Alliance Monarchiste Indigène Mondiale
Paris, le 7 juin 2026 – Une nouvelle page de l’histoire des monarchies traditionnelles et des peuples autochtones vient de s’écrire sur la scène internationale avec la signature des documents fondateurs de l’Alliance Monarchiste Indigène Mondiale (AMIM), une organisation destinée à fédérer les institutions royales, coutumières et traditionnelles à travers le monde autour d’une vision commune de préservation des patrimoines culturels, de promotion de la paix et de renforcement de la coopération entre les peuples.
Cette initiative historique trouve son origine au Royal Polo Club de Barcelone, où les bases de l’Alliance ont été jetées le 25 mai 2026, à la demande de Sa Majesté Royale le Roi Dada Agonlinhossou Yeto Kandji d’Agonlin, souverain traditionnel du Royaume d’Agonlin au Bénin.
La formalisation de cette alliance a réuni plusieurs personnalités royales, diplomatiques et institutionnelles de premier plan issues de différents continents. Parmi elles figurent Son Excellence Dame Nina Saleh Ahmed, Duchesse de Neuquén, Directrice de l’Alliance Monarchiste Indigène Mondiale, Chancelier Garde des Sceaux, Présidente de la Haute Cour de Justice et Conseillère du Royaume d’Araucanie et de Patagonie en exil.
À ses côtés, Werken Reynaldo Mariqueo, Duc de Meli-Peuko, Directeur de l’AMIM, Secrétaire d’État aux Affaires diplomatiques et Vice-président du Conseil d’État, a également pris part à cet acte fondateur aux côtés des représentants des monarchies participantes.
Le Royaume d’Agonlin était représenté par Sa Majesté Royale le Roi Dada Agonlinhossou Yeto Kandji d’Agonlin, accompagné des membres de son comité royal, de Leurs Altesses Royales, notamment le Prince Billy, ministre des Affaires étrangères du Royaume, Madame Urmine Gounongbe, la Princesse Dame Hamida, ainsi que les Princesses Kalthoum.
La cérémonie a également enregistré la participation de Son Altesse Royale le Prince Antoine V d’Araucanie et de Patagonie (Wallmapu) ainsi que de Sa Majesté le Prince Mohammad Soleh Ridwan, représentant du Royaume Hérité de Pajajaran en Indonésie.
Au-delà de son caractère protocolaire, cette alliance se veut un instrument de coopération internationale entre monarchies indigènes et autorités traditionnelles. Elle ambitionne de favoriser les échanges culturels, la sauvegarde des identités ancestrales, la valorisation des savoirs endogènes et la défense des droits des peuples autochtones dans le respect des cadres juridiques nationaux et internationaux.
Pour le Royaume d’Agonlin, cette participation témoigne d’une volonté affirmée d’inscrire davantage la diplomatie traditionnelle béninoise dans les dynamiques internationales contemporaines. Elle traduit également la reconnaissance croissante du rôle que peuvent jouer les autorités coutumières dans la promotion du dialogue interculturel, de la cohésion sociale et du développement durable.
La signature de ces documents fondateurs marque ainsi l’avènement d’un cadre inédit de concertation entre monarchies et institutions traditionnelles du monde entier. Les initiateurs de l’Alliance espèrent désormais élargir progressivement ce réseau afin de faire émerger une voix commune des peuples et des royaumes autochtones sur les grandes questions culturelles, patrimoniales et humanitaires de notre époque.
Par cet acte historique, les signataires entendent poser les jalons d’une coopération durable fondée sur le respect mutuel, la transmission des héritages ancestraux et la promotion des valeurs universelles de paix, de fraternité et de dignité humaine.


Je m'interroge sur le fait qu'une organisation prétendant fédérer les royautés et institutions traditionnelles du monde soit fondée à Paris plutôt qu'au sein d'un territoire historiquement porteur de ces traditions, notamment en Afrique. Sans remettre en cause les intentions affichées, il est légitime de s'interroger sur l'équilibre des pouvoirs, la gouvernance réelle de cette alliance et la place qui sera accordée aux monarchies africaines dans les prises de décision. »
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