Recrutement des secrétaires administratifs d’arrondissement : des rejets massifs qui interrogent la fiabilité du processus
Le processus
de recrutement des secrétaires administratifs d’arrondissement, lancé par le
gouvernement béninois dans le cadre de la réforme structurelle du secteur de la
décentralisation, connaît des ratés qui suscitent de vives inquiétudes chez
plusieurs candidats.
En effet, de
nombreuses personnes ayant postulé affirment avoir vu leur dossier rejeté pour
des motifs de « défaut de pièces », alors même qu’elles auraient soumis
l’ensemble des documents exigés dans le communiqué officiel. Les messages de
rejet émis par la Cellule de suivi et
de contrôle de la gestion des communes (CSCGC) évoquent notamment des
causes comme le défaut de casier judiciaire ou encore le défaut de
diplôme national.
Pour
plusieurs candidats, ces motifs ne reflètent pas la réalité, car les pièces
concernées figuraient bel et bien dans leurs dossiers transmis via la
plateforme dédiée. Certains y voient une erreur technique ou une défaillance
dans le processus de vérification, d’autant que la situation semble toucher un
grand nombre de postulants à travers le pays.
Des erreurs administratives
à corriger d’urgence
Ce
dysfonctionnement, s’il venait à être confirmé, pourrait entacher la
crédibilité d’un processus pourtant censé prouver la rigueur et la transparence
prônées par le gouvernement dans la gestion des ressources humaines locales. Le
recrutement des secrétaires administratifs d’arrondissement constitue en effet
une étape clé dans la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation,
destinée à professionnaliser l’administration communale.
Dans ces
conditions, il apparaît nécessaire que le comité chargé du traitement des
dossiers prenne la pleine mesure de la situation et procède à une revue approfondie des dossiers rejetés,
afin d’éviter que des erreurs d’appréciation ou des anomalies techniques ne
privent des candidats méritants de leurs chances.
Pour une gestion plus équitable et crédible du processus
Les
postulants disposent, selon le message officiel, d’un droit de réclamation à
exercer par courrier électronique jusqu’au 27 octobre 2025 à 23 h 59. Toutefois, il leur est précisé qu’«
aucun complément de pièce à un dossier n’est admis », une formulation qui
complique toute possibilité de rectification en cas d’erreur non imputable au
candidat.
Face à cette situation, il est souhaitable que la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes adopte une approche plus souple et équitable, en réexaminant les cas litigieux avec toute la rigueur nécessaire.
Une telle démarche contribuerait non seulement à restaurer la confiance des
citoyens dans le processus, mais aussi à préserver l’image de transparence et
de bonne gouvernance que le gouvernement s’efforce de promouvoir à travers
cette réforme.

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